Tout part souvent de là : une scène trop étroite, des rêves trop larges. Jean-Louis Prades, dans les années 80-90, se frotte à la production musicale quand le jazz en France bataille pour s’imposer hors des sentiers balisés. Producteur, directeur, programmateur, Prades promène longtemps sa silhouette aussi bien sur le circuit des festivals (on l’aperçoit à Montreux, Banlieues Bleues, ou La Défense Jazz Festival – sources : France Musique et La Jazz Scene) que dans les coulisses des salles parisiennes.
Ses contacts, il les tisse patiemment, à l’écoute des voix déclassées par l’industrie. C’est un inlassable curieux, quelqu’un qui préfère explorer des mixologies inconnues, flairer la rencontre entre le jazz, l’afrobeat, l’électronique, les sons anciens qui réveillent l’auditeur d’aujourd’hui.