Les années 1960 ont laissé une empreinte indélébile. Elles ont redéfini la notion même de jazz : plus qu’un genre, une attitude face à la création, une quête d’absolu, une réflexion sur la liberté. L’hybridation devient la norme. Que ce soit la montée du jazz fusion, la world music, les circulations transatlantiques ou l’explosion du jazz européen, tout plonge ses racines dans cette décennie tempétueuse… et joyeusement indomptable.
L’héritage est infini : on retrouve les échos des années 60 chez Kamasi Washington, Robert Glasper, ou même dans le hip-hop sampling les perles d’alors. Le jazz n’a jamais refermé cette boîte de Pandore, et c’est tant mieux. Car le voyage est loin d’être fini — il continue de s’inventer à chaque note, à chaque croisement, à chaque révolution.