La beauté de ce réveil tient à l’écoute active. Loin des listes figées ou des top 10, la curiosité des jeunes musiciens, des DJs défricheurs, des amoureux du son, a permis, trente ans plus tard, de faire parler à nouveau ces albums. Ces disques sont des germes, des ponts entre époques, reflets d’une vitalité retrouvée. Le jazz meurt quand il se fige ; il renaît quand, soudain, un beatmaker anglais, un sax japonais, une chanteuse de Brooklyn osent traverser le temps pour en extraire l’essence vivace.
Le voyage continue, chaque découverte est promesse d’un nouveau groove. Si écouter, c’est déjà réhabiliter, il n’y a qu’à tendre l’oreille, replonger, et laisser ces années injustement oubliées infuser le jazz de demain.