Transcontinental, le jazz hybride se nourrit aussi d’un dialogue vibrionnant avec les musiques “world” : afrobeat nigérian, samba brésilienne, gnawa marocain, rythmes caribéens, ou encore traditions balkaniques et indiennes.
- Ibeyi : jumelles franco-cubaines, elles imposent leur jazz créole, mêlant rituels yoruba, percussions log drum, samples digitaux et timbres gospel.
- Seun Kuti & Egypt 80 : héritier du père de l’afrobeat, Seun transcende le genre en y insufflant cuivres jazz et arrangements modernes, surfant une popularité internationale croissante (plus de 12 millions d’écoutes mensuelles sur Spotify).
- Lina_Raül Refree : à Lisbonne, le fado et les improvisations jazz se frottent aux influences électroniques en une texture hybride fascinante.
- Armandinho et Hermeto Pascoal : la samba-jazz brésilienne prend des allures de laboratoire vivant, histoires d’inventer une samba qui s’écoute autant qu’elle se danse.
À Paris, le label Komos tisse la toile d’une “new global jazz” (Marabout Orkestra, Antiloops...), preuve que la capitale française est plus que jamais une terre de brassage où le jazz épicé à la sauce du monde attire un public jeune. Selon une étude du MIDEM 2022, l’âge moyen du public jazz en France a chuté de quatre ans entre 2016 et 2022, passant à 34 ans, signe d’un renouvellement générationnel via ces nouveaux ponts culturels.