Le jazz expérimental à Tokyo ne s’enferme jamais dans ses propres codes. De nouveaux collectifs émergent chaque année, bousculant la carte du son et invitant la jeunesse à s’emparer de l’improvisation. La montée en puissance des scènes queer (Midori Hirano, Junko Ueda) et la multiplication des performances site-specific – dans les parcs, les centres d’art, ou même les bains publics (!) – témoignent de la santé jubilatoire d’une scène où tout reste à inventer, nuit après nuit.
Pour qui rêve de jazz qui transgresse, Tokyo n’est pas juste une destination, mais une expérience alchimique. Entre les lampions suspendus, les bruits de la ville et l’électricité de ses festivals, s’écrit, au fil des improvisations, une partition vivante : celle d’un jazz qui ose, expérimente, cherche, et, toujours, recommence.