Il y a des festivals qui prennent racine dans la ville, s'apposent sur l’asphalte, s’enroulent dans le tumulte urbain : le Cosmo Jazz Festival, lui, se loge là où le monde semble respirer plus fort, là où l’air claque et où la roche tutoie le ciel. À Chamonix, entre glaciers et vallées, chaque note vole un peu de blanc aux cimes. Ce festival, né en 2010 sous l’impulsion du producteur et passionné André Manoukian, n’est pas une simple parenthèse musicale. Le Cosmo, c’est l’expérience de la musique face à la démesure, un dialogue entre le son et le paysage.
Ici, le décor façonne l'écoute : concert au Brévent à 2525 mètres d’altitude, matinée au lac de Chéserys ou sessions sur l’alpage du Plan de l’Aiguille… Le jazz y prend des couleurs neuves, porté par le vertige, poussé par les vents. "Voir le Mont-Blanc, écouter du jazz, c’est un moment unique : l’émotion est démultipliée", confiait Manoukian à France Inter (source).